Conférence« La Seine, tranquille et impétueuse » du samedi 9 octobre 2021

Par un beau soleil d’automne, nous avons renoué avec le cycle de nos conférences, interrompu par les conséquences de la pandémie du COVID 19 ; C’est donc sous vérification du PASSE SANITAIRE que les nombreuses personnes intéressées par le sujet purent pénétrer dans la Salle Grelbin, fraîchement restaurée. Salle comble en effet, les 80 sièges ayant trouvé preneur ! La conférence pouvait commencer à 15 heures et 15 minutes…


ID661 02 SeineTranquilleImeteueuseLa présentation.Jean-Claude DESMONTS était fin prêt, dans les startings blocks depuis un an, assisté de son épouse Françoise, aux commandes de la présentation audio-visuelle traditionnelle. Les derniers réglages sonores opérés, notre conférencier de l’après-midi se livra à un exposé très structuré, abondamment documenté et notamment axé sur la face cachée de notre fleuve, souvent si serein à Triel, mais pouvant devenir terrifiant quand des conditions climatiques exceptionnelles se conjuguent et se traduisent en crues dévastatrices pour les biens et pour les hommes.


Largement orientée sur les risques consécutifs aux débordements du fleuve, l’intervention de Jean-Claude DESMONTS fut émaillée de nombreuses références historiques aux crues les plus importantes enregistrées – par des marques innombrables sur les murs et les ponts – puisque l’on décompta au XVIIe siècle 7 phénomènes dont la plus grande crue jamais observée et documentée : celle du 1er mars 1658, à 8,96 mètres ! Au XVIIIe siècle, 19 crues de plus de 5 mètres, dont 4 majeures, supérieures à 7 mètres. Au XIXe siècle, 38 crues – un record – mais une seule très importante en 1802 et au XXe siècle, 26 crues dont celle de 1910, les plus hautes eaux connues après celle de 1658 !


Sans omettre de traiter les différents autres aspects de la vie du fleuve – géographie, navigation, aménagements, barrages et lacs-réservoirs, notre orateur s’attacha surtout à sensibiliser l’auditoire sur la prise de conscience du risque qui reste toujours à développer, tant les conditions de l’urbanisation francilienne ne peuvent avoir comme conséquences qu’une aggravation de l’impact d’une prochaine crue centennale, dont on ne connaît pas la date, mais dont chacun sait qu’elle se produira…


Pour bien marquer les esprits, une vidéo, produite lors de l’exercice EU-SEQUANA 2016, offrait aux spectateurs « sidérés » la vision modélisée des effets de la crue de 1910 sur la région parisienne, en aval de Paris, telle que nous la connaissons aujourd’hui ! Un scénario catastrophe digne des meilleures séries !


Il reste que la pression immobilière et l’artificialisation des sols constituent des facteurs de risques cumulatifs et malgré les efforts menés par les Pouvoirs Publics pour cartographier finement les zones les plus exposées (PPRI) et créer des outils de surveillance comme Vigicrues, l’inconscience partagée par un grand nombre de nos concitoyens constitue une véritable « épée de Damoclès » que la déesse Sequana ne cesse d’aiguiser…


Si vous n’avez pu assister à cette conférence, vous trouverez dans la monographie rédigée à votre attention une documentation de référence, richement illustrée : Voir La Boutique TMH


Jean-Pierre HOULLEMARE

ID661 01 SeineTranquilleImeteueuseLe public nombreux.